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Objectifs de campagne
Mes objectifs de campagne

Ces objectifs ont été déclinés durant la campagne électorale du printemps 2009. Je les laisse volontrairement sur ce site afin que l'électeur puisse les relire et faire un bilan lorsque le moment sera venu de reconduire ou non les membres du gouvernement élu en 2009.

"Vous aurez noté que je parle d’objectifs et non de promesses électorales. Les premiers sont des buts vers lesquels on tend et qui déterminent notre action.

Les promesses électorales sont davantage des arguments de la dernière chance qui tenteront de convaincre l’électeur hésitant qu’avec ce candidat, il paiera moins d’impôts, il voyagera plus loin et moins cher et que joie, bonheur et santé lui sont garantis à vie.

Je me propose de vous présenter rapidement mes objectifs.

 

OBJECTIF n° 1 : une fiscalité plus raisonnable

Le constat :

Sans vouloir faire un classement des différents cantons, il est patent que la République et canton de Neuchâtel n’est pas attractive au plan fiscal, que ce soit pour les entreprises ou pour les personnes physiques. Nous sommes plutôt en queue de classement qu’en tête avec Zoug. Je me permets juste de vous renvoyer à un article de l’Hebdo du 20 janvier 2009. Il vaut mieux être marié avec deux enfants partout ailleurs en Suisse romande qu’à Neuchâtel et dans le Jura. Notre canton est sûrement le plus beau de Suisse, mais cela ne suffit pas à ce que les gens y viennent et y reste.

Les remèdes :

Les charges du personnel étaient de CHF 438 millions selon les comptes 2007. Donc nous pourrions diminuer celles-ci en licenciant du personnel et ainsi amincir l’administration cantonale. « Il y a trop de fonctionnaires et en plus ils ne font pas grand-chose, le privé pourrait le faire mieux, plus rapidement et moins cher ». Qui n’a jamais entendu cette phrase ?

Peut-être que le privé pourrait accomplir certaines de ces tâches de manière meilleure marché. Le problème n’est pas là.

Tout d’abord, certaines tâches peuvent difficilement être déléguées à des institutions privées. Je pense en particulier aux forces de l’ordre ou à la justice. Je n’ai rien contre les entreprises de sécurité privée, mais elles ne sauraient remplacer la police. Il peut y avoir complémentarité, mais pas identité de fonction.

Les fonctionnaires ne sont pas plus mauvais ni meilleurs que leurs collègues du secteur privé. Une employée d’administration, secrétaire, sera d’égale qualité qu’elle soit dans le secteur public ou dans une entreprise.

Les principes de conduite du privé sont aussi appliqués dans l’administration, ou devraient l’être.

La différence réside dans les buts :

  • le privé a pour objectif un rendement économique,
  • alors que le secteur public doit accomplir la mission qui lui est donnée par la loi au sens large et ceci dans l’intérêt de ses administrés.
Et les économies ?

Elles ne peuvent pas se réaliser simplement en diminuant de 10% ou 20% l’effectif des collaborateurs sans se poser la question des tâches qui doivent être effectuées. Elles ne peuvent pas non plus être atteintes en ne remplaçant pas les départs naturels durant trois ans (proposition entendue lors de cette campagne).

Elles se réaliseront bien d’avantage en :

  • simplifiant les processus administratifs ; « le mieux est véritablement l’ennemi du bien », en particulier en Suisse et dans nos administrations ;
  • abaissant le niveau décisionnel : tout ne doit pas forcément être décidé par celui qui est le plus chef ; la délégation de compétence permet de gagner du temps, de supprimer des postes de responsables et augmente l’efficacité de l’administration en responsabilisant ses membres ;
  • supprimant 15% à 20% des directives qui empoisonnent la vie des collaborateurs de l’Etat. Le truc est tout simple : il suffit que celui qui émet une directive lui donne une durée de vie limitée et qu’à l’échéance on procède à un véritable examen (durée 15 – 20 minutes) de l’efficacité de celle-ci. A défaut de conviction absolue, la directive doit être supprimée ;
  • supprimant les tâches non absolument nécessaires ; ceci doit peut-être se faire par une modification législative ou l’abandon d’une ordonnance ; ces tâches peuvent où être déléguées au privé ou être simplement abandonnées. Avec un examen objectif, un gain de 15% est envisageable ;
  • et finalement en accélérant les processus décisionnels et administratifs ; il n’est pas concevable de nos jours qu’un tribunal fasse attendre près de 9 mois pour une audience, qu’une administration ait besoin de trois mois pour rendre une décision ou octroyer un permis de construire par exemple.

De nombreux exemples pourraient être cités. Chacun d’entre vous a une fois eu à faire à un service administratif et s’est fâché constatant qu’il n’obtenait pas tout de suite une réponse. Ce n’est pas forcément plus rapide dans le privé, mais on peut faire jouer la concurrence.

 

Réaliser ce que je viens de décrire ci-dessus permettrait d’économiser sans grand problème 15% de la masse salariale et ceci sans détruire l’administration qui est, je le rappelle, au service du citoyen. Le gain : env. CHF 60 millions. C’est plus que le déficit de l’Etat prévu dans le budget 2009.

Ces CHF 60 millions peuvent servir à diminuer le déficit de l’Etat ou encore être utilisés pour financer le plan de relance que la crise va nous imposer. C’est déjà un bout.

 

OBJECTIF n° 2 : un développement écologique intelligent et non dogmatique

Le développement de la technologie verte peut être une chance pour notre canton, mais en tous les cas pas de la manière » dont il est réalisé aujourd’hui. De plus en plus de spécialistes le disent il y a même la possibilité de créer des richesses grâce au développement durable.

Je ne prétends pas être un adepte d’écologie libérale dont je ne partage pas toutes les thèses. J’ai une autre approche plus pragmatique, certains diront plus intéressée. Je m’explique :

Le coup de pouce que Barak Obama souhaite donner à l’industrie automobile américaine et en les obligeant à produire des voitures ne consommant pas plus que 7 l / 100 km est un investissement quia long terme peut dégager des économies, même si elles ne profitent pas directement à l’industrie de la voiture. Cela servira le consommateur américain qui pourra dépenser son argent aux USA et non dans d’autres pays. Dans le domaine du « new green development », le principe pourrait être le même : il nous faut investir pour économiser.

Il nous faut investir :

  • dans l’isolation des maisons,
  • dans l’éclairage public
  • dans la production de l’énergie au plan collectif et individuel
  • dans les transports en commun.

Le canton ne pourra pas payer tous ces investissements. Le canton ne pourra pas non plus obliger les particuliers à mettre par exemple des panneaux solaires sur leur toit. Il faut donc inciter les particuliers à la faire en donnant un coup de pouce financier et en défiscalisant les investissements faits.

Il s’agit aussi de défiscaliser de manière attractive les véhicules propres, de créer un réseau de transports publics qui invite à prendre le bus et le train. Les jeunes le prennent, il faut les encourager à ne pas passer pour tous les transports à la voiture. Cela passe par leur portemonnaie.

 Sur le long terme nous serons gagnants. 

 

OBJECTIF n° 3 : favoriser la création d’emplois dans le canton

La recherche d’entreprises susceptibles de s’installer dans notre canton est indispensable.

Tout aussi indispensable est la recherche d’entreprise susceptible de se créer dans notre canton. Pourquoi pas une défiscalisation de deux ans pour toute entreprise qui prend l’engagement d’y rester encore cinq ans après ? Comme patron d’entreprise, je vais m’installer :

  • où mes clients sont susceptibles de venir ;
  • où la main d’œuvre est qualifiée et disponible et de plus si possible pas trop chère ;
  • où j’ai un plus par rapport à un autre endroit. Et pourquoi pas chez nous ?
OBJECTIF n° 4 : faire exister le canton au plan national

Depuis la Berne fédérale, nous sommes :

  • un petit canton,
  • où l’on vient volontiers faire du ski de fond,
  • qui produit des montres,
  • qui a un problème entre le Haut et le Bas,
  • ah oui, il y encore cette dame politicienne de Neuchâtel qui a eu des drôles d’histoire.

J’ai une autre vision :

  • nous pouvons être très bons dans certains domaines,
  • il faut juste apprendre à nous vendre,
  • et oublier nos querelles inutiles et se sentir Neuchâtelois plutôt que du Haut ou du Bas.

A ces conditions, nous pourrons exister au plan national et avoir le même poids que certains cantons du Plateau qui se vendent beaucoup mieux que nous.

 

OBJECTIF n° 5 : transcender cette cassure Haut – Bas du canton

Mon analyse :

  • Le Haut et le Bas du canton doivent avoir un poids équilibré, mais pas identique ;
  • Il est ridicule que le Haut ait tout ce que le Bas a et vice-versa ;
  • Je souhaite que ces deux régions soit complémentaires et non concurrentes ;
  • Les hôpitaux doivent offrir une palette de soins aigu similaire dans ces deux parties, mais, à l’exception des soins aigus, il n’y a pas besoin d’avoir deux fois toutes les infrastructures dans ce canton, c’est du gaspillage.
  • Il n’y a pas besoin non plus de mettre des fonctionnaires dans les deux parties de ce canton ; ils ne sont aucune valeur ajoutée pour une ville.
  • Par contre nous pourrions avoir une ville administrative et l’autre industrielle, mais alors avec les moyens ; là il y a un véritable gain et l’on peut créer un sentiment d’équité et de fierté d’y vivre.

 

OBJECTIF n° 6 : laisser une chance à l’initiative privée et à ceux qui veulent faire

Ce que je viens de décrire est une attitude que je souhaite, si je suis élu, implanter dans le service public de ce canton tout d’abord et dans la population ensuite."

 

POUR FAIRE, IL FAUT FAIRE : mon slogan de campagne

Un président qui vient de débuter son mandat le dit autrement : « Yes, we can ! »

Une marque sportive le décline ainsi : « Just do it. »

 Et si nous le faisions ENSEMBLE ?