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Eolienne au Mont Crosin

Et si nous parlions d'éoliennes ?

J'ai inscrit comme objectif de législature la mise sur pied d'un concept éolien qui devrait permettre la production d'électricité pour env. 40'000 ménages de ce canton. C'est à la fois peu et beaucoup.

Beaucoup car nous n'avons pas encore donné le premier coup de pioche pour l'implantion d'une telle machine dans notre canton vu les nombreux recours et objections faites notamment au site de Crêt-Meuron et peu car nous pourrions assurer de manière propre et durable quelque 4 à 5% de la consommation d'électricité de notre canton.

Ce concept devrait être avalisé par le Conseil d'Etat dans le courant de la fin de l'été pour être ensuite soumis à la Confédératioon pour aprobation. Il est difficile d'aller plus vite.

Les adversaires des éoliennes sont nombreux. Mais il y a aussi des personnes qui ayant vu à quoi ressemble une de ces machines ont une analyse plus nuancée. Je vous invite à lire ce courriel reçu d'un député :

 [...]

Ayant eu hier soir l'occasion de suivre une visite commentée des éoliennes du Mont Crosin à laquelle nous étions conviés [...], je ne saurais assez vous recommander, lors d'une promenade estivale, d'aller y jeter un œil ... de tendre l'oreille.

Depuis St Imier, vous partez en direction du Mont Crosin (Restaurant de Vert Pré).

Vous y découvrirez même une éolienne implantée à quelques dizaines de mètres d'une maison, cela ayant été convenu avec le propriétaire. Vous y rencontrerez des gens de l'endroit.

Ces éoliennes et leur bruit n'ont aucune mesure avec celles que nous avons au Cap Corse.

Peut-être me soupçonniez vous d'y être favorable?  Vous pouvez maintenant m'accuser ... ou vous rallier.

L'idée que la production (et non le potentiel) d'une de ces nouvelles éoliennes puisse suffire, et ce largement ,à un village comme Auvernier (pour utiliser mon village à autre chose qu'à des comparaison d'échelles fiscale ou péréquatives) m'interpelle.

Il est évident que la localisation d'un parc est importante .... mais je ne veux pas entamer ici un débat qui devrait nous permettre de sortir du clivage gauche - droite, Haut Bas, et nous permettre d'aborder des enjeux de société par un autre bout. [...]

 Ma proposition : allez vous promener du côté du Mont Crosin. Avec un peu de chance vous pourez encore voir le montage d'une éolienne et vous constaterez aussi que le paysage n'est en rien dénaturé.

A vous de juger.

Cordialement.

Claude Nicati

Bevaix, le 15 juillet 2010

 
Lettre ouverte à M. Nicolas Willemin

Note : cette lettre ouverte fait suite à un billet d'humeur du rédacteur en chef de l'Express, quotidien neuchâtelois, qui a réagi lorsque j'ai publié un communiqué annonçant ma satisfaction lorsque le Tribunal pénal fédéral a classé la plainte déposée par l'ancien Conseiller fédéral Christoph Blocher contre moi-même. 

Votre billet d’humeur du vendredi 13 novembre dernier : « Nicati est apaisé »            

Monsieur le rédacteur en chef,

J’ai lu avec quelque scepticisme votre billet d’humeur de ce vendredi 13 novembre.

 

Le métier de rédacteur en chef ne doit pas être chose facile et ce ne devait pas être votre meilleur jour. Votre billet n’est pas bon à plus d’un titre :

 
  • Tout d’abord il n’a pas mobilisé les foules, ce ne sont que trois personnes qui ont réagi sur le blog jusqu’à dimanche 15 novembre. Ou alors seules les meilleures réponses étaient retenues et la barre était très (trop ?) élevée.
  • Ensuite, en votre qualité de rédacteur en chef, donc de responsable, vous savez ou devriez savoir que dire à une personne qu’elle n’est pas bonne ne suffit pas. Il faut bien évidemment préciser en quoi cette personne n’a pas atteint les objectifs visés. J’ai beau parcourir votre billet de haut en bas, je ne vois pas la trace d’une explication. Un peu court et surtout peu didactique.
  • Je suis cependant convaincu que lorsque vous faites un bilan avec vos collaborateurs vous leur précisez quelles sont leurs forces et leurs faiblesses.
  • Poursuivons, si vous m’y autorisez. Vous me reprochez de réagir en qualité de Conseiller d’Etat. Je me plais à relever que l’arrêt du Tribunal pénal fédéral, son communiqué de presse ainsi que les dépêches d’agence font tous référence à ma fonction actuelle.
  • Il est vrai que j’aurais pu faire un communiqué de presse à titre privé en omettant ma fonction. Je ne suis pas sûr que ce mode de faire soit plus juste.
  • Je note encore que si ce même arrêt avait abouti à la conclusion que Christoph Blocher ne devait pas être débouté, j’ose imaginer que même vous auriez titré en lettres grasses : « l’ancien procureur général suppléant de la Confédération, devenu depuis Conseiller d’Etat, perd une première manche face à Christoph Blocher » ou encore « Claude Nicati, Conseiller d’Etat, poursuivi par la justice fédérale ». Vous auriez eu tort de vous gêner.
  • Je précise que j’ai été la victime durant près d’une année de gros titres et de pages entières dans la Weltwoche et d’autres journaux mettant en cause mon intégrité professionnelle. Ma famille a aussi, peu goûté à ces articles. Ma fonction passée m’interdisait de réagir et de toute façon une quelconque réaction n’aurait servi qu’à mettre de l’huile sur le feu.
  • Aujourd’hui, vous avez cédé aux mêmes facilités que vos confrères de la Weltwoche, même si je crois savoir que vous ne partagez pas les mêmes valeurs politiques. Vous affirmez sans démontrer. Cela ne convainc guère.
  • Je ne tomberai pas dans le travers de démontrer, par cette lettre ouverte, pourquoi vous vous méprenez. Peut-être, un jour, vous inviterais-je à faire un bilan de ce qui a été entrepris au sein du département que j’ai l’honneur de diriger.

Finalement permettez-moi encore de vous remercier de m’avoir permis de « prendre la plume » pour vous répondre. C’est un exercice que j’aime assez et l’occasion était trop belle.

Veuillez croire, Monsieur le rédacteur en chef, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Claude Nicati, Conseiller d’Etat, Chef du DGT

Bevaix, le 21 novembre 2009

 
Loi sur l'énergie

Volte face ou non du chef du Département de la gestion du territoire

L'Express, dans son édition du 1er octobre 2009, titrait avec une manchette à la hauteur de ce qui devait être un scoop: "Volte face de Claude Nicati".

 

L'article faisait en particulier référence au contenu d'une newsletter se trouvant sur mon site Internet privé.

Loin de moi l'idée de polémiquer sur le sujet, mais il me semble important qu'un certain nombre de choses soient précisées.

A l'époque où j'ai, en ma qualité de chef du Département de la gestion du territoire, indiqué que je soutiendrais la loi sur l'énergie, donc que je ne défendrais pas la position soutenue par le comité référendaire, j'ai précisé que le Conseil d'Etat n'avait pas d'autre choix que de se soumettre à la loi votée par le Grand Conseil et que l'autorité exécutive, lorsqu'une loi a été votée par le Grand Conseil, ne peut plus procéder à d'autres modifications ou décider de ne pas appliquer ladite loi.

Je ne reviens pas sur ce qui a été dit ou écrit.

Dans l'entre temps, le Conseil d'Etat a décidé de solliciter un avis sur les différentes variantes qui lui sont offertes en cas de referendum. La question posée aux experts était donc la suivante: l'autorité exécutive est-elle liée par une décision prise par un précédent Conseil d'Etat, par une direction politique choisie par le Grand Conseil ou peut-elle s'en écarter?

Il ressort de l'avis de droit sollicité que trois possibilités s'offrent au Conseil d'Etat lors de la prochaine votation traitant de la loi sur l'énergie:

a)   le Conseil d'Etat peut soutenir la loi sur l'énergie et ainsi aligner sa position sur celle du Grand Conseil;

b)   le Conseil d'Etat peut ne pas prendre position;

c)   le Conseil d'Etat peut avoir une autre opinion que celle soutenue par la précédente autorité exécutive et, ainsi, soutenir le comité référendaire.

Ces trois positions sont tout à fait soutenables selon la doctrine et la jurisprudence du Tribunal fédéral. Cependant, toujours selon le Tribunal fédéral, il est important que pour chacune des positions le Conseil d'Etat explique, en toute objectivité, les raisons de son choix. Cette motivation pourra être réduite si le Conseil d'Etat ne fait que suivre la position votée par le Grand Conseil. Ladite motivation doit être quelque peu étoffée si le Conseil d'Etat s'abstient, elle doit l'être encore davantage si le Conseil d'Etat s'écarte d'une décision prise par une précédente autorité exécutive ou, ce qui est le cas en l'espèce, d'une ligne politique choisie par le Grand Conseil.

Ce choix, même s'il est fort critiqué par certains, est tout à fait soutenable et juridiquement possible.

Ainsi, lorsque le bulletin d'information destiné aux électrices et électeurs de ce canton sera mis sur pied, il suffira que les motifs ayant dicté la décision du Conseil d'Etat leur soient expliqués.

Alors, volte face de Claude Nicati?

Non, il n'y a pas de volte face du chef du Département de la gestion du territoire. Il y a simplement une autre opinion émise, sur un sujet peut-être sensible, par l'autorité exécutive du canton et qui est fondée sur un solide avis juridique.

Il appartiendra aux citoyennes et citoyens de déterminer dans quelle mesure le Conseil d'Etat est resté objectif dans sa manière de présenter les arguments des uns et des autres dans la notice de vote.

J'ose imaginer que nous aurons encore bien l'occasion de débattre de ce sujet d'ici le 29 novembre prochain.

Bien cordialement.

Bevaix, le 1er novembre 2009

 

                                                                                               Claude Nicati

                                                                                             Conseiller d'Etat

                                                                      Chef du Département de la gestion du territoire

 
La seizième newsletter

(publiée le 20 juillet 2009) 

Pourquoi le Chef du département de la gestion du territoire (DGT) ne soutient-il pas le référendum lancé contre la modification de la loi sur l’énergie ?

Le PLR déposera bientôt les signatures recueillies dans le cadre de son référendum contre les modifications d’avril 2009 de la loi sur l’énergie. Selon les informations tirées des médias, le nombre de signatures devrait largement suffire.

Que ce soit lors des réunions avec les députés au Grand Conseil du PLR ou lors de discussions avec les citoyens de ce canton, j’ai, à plusieurs reprises, entendu que :

  • le Conseil d’Etat, fort de sa majorité PLR, devait annoncer clairement qu’il soutenait les référendaires ;
  • à tout le moins, le chef du DGT devait se souvenir qu’il était élu PLR et soutenir le référendum ;
  • comment se fait-il que je ne soutienne pas le référendum alors que, durant la campagne, j’avais dit que cette loi ne me plaisait pas.

Ma position :

Il appartient au gouvernement de respecter les lois de notre canton. Les décisions prises par l’ancien gouvernement ont force de loi et le nouveau Conseil d’Etat ne peut pas, simplement parce qu’il y a une nouvelle majorité de droite, jeter aux orties tout ce qui a été décidé auparavant.

A supposer que je veuille changer une décision de l’ancien gouvernement, il m’appartient de provoquer une nouvelle décision du Conseil d’Etat. Ceci peut se faire dans certaines circonstances qui font défaut en l’espèce.

En ce qui concerne la loi sur l’énergie, les circonstances actuelles rendent impossibles une nouvelle décision :

  • en décembre 2008, le Conseil d’Etat d’alors adressait un rapport au Grand Conseil proposant de modifier la loi ;
  • en avril 2008, se fondant sur ce rapport, le Grand Conseil entrait en matière et modifiait la loi selon les propositions du Conseil d’Etat ; il allait même un stade plus loin en amendant le projet et en introduisant dans la loi des modifications de son cru.

Ainsi, la seule compétence qui reste au Conseil d’Etat est de décider du moment de l’entrée en vigueur de la loi.

En particulier, il ne peut plus procéder à d’autres modifications ou décider de ne pas les appliquer sous prétexte qu’elles ne lui plaisent pas.

De manière résumée, le Conseil d’Etat doit se soumettre à la loi votée par le Grand Conseil.

Ce sont les règles du jeu.

Ainsi, que je le veuille ou non, que cela me plaise ou non, il m’appartient en qualité de Chef du Département de la gestion du territoire (DGT) d’appliquer la loi sur l’énergie telle qu’elle a été votée par le Grand Conseil. Je n’ai aucune autorité pour :

  • critiquer cette loi ;
  • dire que je suis d’accord ou non avec le comité référendaire ;
  • etc.

En conclusion :

Le gouvernement et donc le Conseiller d’Etat en charge de ce dossier, ne pourront que soutenir la loi votée par le Grand Conseil en avril dernier. 

Cordialement.

Claude Nicati

Conseiller d’Etat, Chef du Département de la gestion du territoire

 
la quinzième newsletter

(publiée le 10 mai 2009)

 
  • Déjà élu, mais pas encore en fonction
  • Le rythme des newsletters
  • A quoi servira le site www.claudenicati.ch ?
Déjà élu, mais pas encore en fonction !

Les choses sérieuses ne commenceront que le 26 ou le 27 mai prochain.

Je profite des derniers instants pour régler mes dossiers professionnels au Ministère public de la Confédération. Je n’ai que peu de temps pour le faire et je souhaite que mon successeur ne pâtisse pas de mon départ rapide. Ceci explique pourquoi je n’ai eu que peu de temps à consacrer à mon site et aux newsletters. Il me parait normal de ne pas m’immiscer dans les dernières semaines de conduite du département de M. Fernand Cuche. Volontairement j’ai donc pris une certaine distance. La passation des pouvoirs se déroulera peu de temps avant la cérémonie de l’assermentation et devra permettre un passage sans heurt d’un chef de département à son successeur.

Le rythme des newsletters

Durant la campagne, j’ai souhaité publier une newsletter par semaine.

Elles avaient le but de vous tenir au courant du déroulement de la campagne et de mes objectifs.

La campagne est finie, mais je souhaite continuer de publier des newsletters.

Elles ne serviront pas de véhicule de communication des décisions que je prendrai dans le cadre de mes nouvelles fonctions. Il y a des voies de communication officielles qui fonctionnent et je n’entends pas y déroger.

Elles ne serviront pas non plus à commenter les décisions que prendra le gouvernement cantonal. J’ai annoncé tout au long de la campagne que la collégialité était pour moi un élément important pour le fonctionnement d’un exécutif. Je ne commenterai donc pas, par la bande, ce qui se décidera ou ne se décidera pas au sein du Conseil d’Etat.

Alors à quoi bon maintenir ces newsletters ?

Elles serviront à vous faire part de certaines des réflexions que je me ferai au cours de la conduite de département de la gestion du territoire (DGT). Elles se voudront une plateforme de discussion entre vous et moi.  En bref, je souhaite susciter le dialogue.

Je pars du principe que je publierai une newsletter toutes les trois ou quatre semaines. Un intervalle plus court me semble trop optimiste et relever de la promesse électorale.

A quoi servira le site www.claudenicati.ch     ?

J’ai décidé de maintenir ce site ouvert.

Je manque de conviction pour facebook, même si de nombreuses personnes m’ont soufflé que tout politicien qui se respecte doit y avoir son profil.

Comparaison n’est pas raison, mais Roger Federer fait l’objet de plus de 500 groupes d’admirateurs et compte plus de 1'090'000 fans. Peut-être…

A la lecture du journal BILAN n° 9 du 6 mai vous constaterez que les grandes carrières, dont bien sûr celle du Président Obama se sont faites sur facebook, plaxo, Linked in, XING ou twitter.

Peut-être aussi…

Disons que pour l’instant je préfère remodeler mon site et utiliser celui-ci pour véhiculer certaines idées et pour permettre à la population neuchâteloise de m’interpeller.

Cordialement.

Claude Nicati
 
La quatorzième newsletter

(publiée le 19 avril 2009)

 
  • MERCI à vous tous !
  • Et si nous parlions de politique plutôt que de M. Cuche ?
  • Une place au Conseil d’Etat comme tremplin pour la présidence des USA ? Smile
 MERCI à vous tous !

Dans la dernière ligne droite avant le fin du deuxième tour, il me paraît important de vous remercier toutes et tous du soutien que vous nous avez apporté durant cette longue campagne qui a débuté à fin octobre 2008.

Durant près de cinq mois vous avez contribué à la bonne gestion et à la véritable naissance du PLR. Vous avez fait que ce parti, que beaucoup disaient moribond, gagne un siège au Grand Conseil et devienne le plus grand de ce canton avec 41 élus.

Le PS et l’UDC ont perdu des plumes durant cette campagne et nous avons réussi à tirer notre épingle du jeu avec la gauche de la gauche et les Verts.

Si le Grand Conseil était une entreprise, avec 27.3% des voix, nous aurions un poids immense. Lors de la prochaine législature, je suis intimement convaincu que le poids politique du PLR sera très important et que nous pourrons jouer un rôle à la mesure de nos ambitions pour notre canton.

Lors d’une discussion avec une élue au Grand Conseil socialiste ce samedi, cette dernière me faisait remarquer combien il sera important que nous puissions trouver des points de convergence plutôt que de mettre en évidence nos divergences. Cette manière de voir va dans la bonne direction. Passées les élections, il faudra tous nous mettre au travail pour le bien de notre population. L’enthousiasme et la volonté que j’ai vus lors de cette campagne me font dire que cela sera possible. J’y crois et ainsi il ne s’agira que d’appliquer mon slogan de campagne : « pour faire, il faut faire ! ».

 Et si nous parlions de politique plutôt que de M. Fernand Cuche ?

A lire les journaux, écouter les médias électroniques, ou regarder Canal Alpha, le message de ce deuxième tour est clair : Moi, Fernand Cuche, j’ai bien travaillé durant cette dernière législature, par contre j’ai mal communiqué. Mais pas de souci, j’ai maintenant mon site Internet et tout est rentré dans l’ordre.

Malheureusement cher M. Cuche tout n’est pas si simple. On ne peut pas, par la simple mise sur pied d’un site rattraper quatre années d’inaction politique.

Je ne vous parlerai pas de la neige, car je crois bien que c’est la seule chose pour laquelle vous n’y pouvez pas grand-chose. Par contre, comme élu des Verts au gouvernement de notre canton, avec une double majorité de gauche  vous auriez pu faire beaucoup plus et beaucoup mieux.

Votre bilan n’est pas bon et les signaux de fumée que Vincent l’Epée vous attribue dans le journal l’Express du vendredi 17 avril, ne servent qu’à cacher ce que vous n’avez pas fait.

Des exemples :

  • Quel est véritablement le gain de procéder à des travaux d’isolation de sa maison ? Aucun, car si les travaux peuvent partiellement être défiscalisés, la plus-value immobilière sera taxée.
  • Quel est le gain d’acquérir une voiture moins polluante, à l’instar de ce qui se fait dans le canton de Vaud ? Aucun, ne cherchez pas.
  • Dans quel état se trouve le réseau routier de canton ? Misérable, car les travaux d’entretien ont été reportés au profit des transports publics. Par contre ils devront être effectués demain ou après-demain.
  • Ah bon, et quels sont les véritables progrès faits dans le domaine des transports publics ? Ah c’est vrai, vous nous dites que le Transrun avance. Peut-être. Mais personne ne sait encore aujourd’hui exactement d’où il partira à Neuchâtel et à quel endroit il arrivera à la Chaux-de-Fonds. Ne discutons pas du partenariat privé – public qui serait prévu pour le financer, la gauche est encore trop hésitante pour le faire avancer de manière efficace.
  • Je ne parle pas du réseau public censé compléter le Transrun, il est oublié.
  • J’ai aussi volontairement oublié la « route des Microtechniques ». Le Locle attend depuis fort longtemps, il pourra encore attendre un peu.
  • Et finalement cerise sur le gâteau, la nouvelle loi fédérale sur l’approvisionnement en électricité (LApEl) du 23 mars 2007 impliquait que le canton mette sur pied une loi d’application pour la perception des redevances. Rien. J’ai bien regardé dans les travaux que vous dites avoir fait. Je ne vois rien. C’est dommage. Nous sommes le seul canton à avoir omis de légiférer et cela nous dessert…

En conclusion : ne me parlez plus de communication et cessez de vous justifiez. Ayez plutôt l’honnêteté de dire ce que vous n’avez pas fait et comment et dans quel délai vous pensez le faire si vous être réélu…

 Une place au Conseil d’Etat comme tremplin pour la présidence des USA ? Smile

J’ai décidé.

Si je suis élu, je vais utiliser cette fonction pour préparer ma candidature pour la présidence des USA.

Pourquoi ?

Mon épouse se prénomme Michèle, presque comme Mme Michelle Obama. En plus de son passeport suisse, elle est aussi citoyenne américaine. Toutes deux ont les doigts verts et des jardins potagers dans lesquels ce qui doit pousser ne sera ni transgénique, ni cultivé de manière intensive, en bref, du pur bio.

Par contre, il y une grande différence entre les deux Michèle/Michelle : lorsque la seconde dit qu’elle veut retourner la terre d’un bout du terrain de la Maison Blanche, des foules d’admirateurs sous les flashs des photographes se précipitent bêches à la main pour l’aider.

A l’inverse, lorsque la première décide que l’heure est venue, pas un seul photographe pour m’aider dans ma campagne pour le « new green developpment » ou à la rigueur pour retourner la terre. Je suis seul.

Donc promis, dès que je suis élu au Conseil d’Etat, je me lance dans la prochaine campagne outre Atlantique.

Ou alors, de manière plus raisonnable, je me réserve un lopin de terre au château que je laisse à mon épouse et à ses futures hordes d’admirateurs, bien sûr, sous l’œil attentif des photographes.

Excellente dernière semaine et à dimanche au château.

Claude Nicati

 
La treizième newsletter

(publiée le 12 avril 2009)

Et si nous abordions les thèmes suivants :

  • la grogne au sein du PS, « encore une femme sacrifiée »
  • une pensée pour ceux qui souffrent en Italie,
  • ce que j’attends des élus au Conseil d’Etat.
La grogne au sein du PS, « encore une femme sacrifiée »

Si, comme moi, vous avez parcouru LE MATIN DIMANCHE, vous aurez remarqué que des voix se sont élevées pour fustiger la décision du PS de ne pas retenir Mme Johanne Lebel Calame pour le second tour de ces élections. On parle même de femme sacrifiée.

Indépendamment du fait que de parler de sacrifice le jour de la Pâque est de mauvais goût, il est piquant de relever que, près d’une semaine après le choix du PS de partir à trois avec M. Fernand Cuche, cette décision fait toujours l’objet de discussions dans les médias et donc, j’imagine, au sein de la population.

Je ne veux pas empêcher cette discussion, si la population la souhaite. Par contre je souhaiterais que nous puissions aussi :

  • débattre des véritables problèmes de ce canton ;
  • permettre aux candidats de présenter leurs visions des problèmes de ce canton et surtout leurs solutions pour les résoudre.

Je suis désolé pour Mme Johanne Lebel Calame qui avait certainement autant de légitimité voire davantage que M. Fernand Cuche pour participer à ce second tour, mais maintenant le mot final appartient uniquement à l’électeur qui décidera pour qui il votera.

Une pensée pour ceux qui souffrent en Italie

Je vous invite à réfléchir deux minutes sur la situation vécue en Italie dans la ville de L’Aquila dans les Abruzzes. Imaginez un instant que vous mettiez ensemble les villes de Neuchâtel et de La Chaux-de-Fonds (69'000 habitants) et que, d’un coup de crayon, vous supprimiez celles-ci. C’est ce qui s’est passé le 6 avril 2009. On parle déjà de reconstruire ce chef lieu de province.

Chapeau les Italiens, vous allez plus vite que nous ! Dans notre canton, il nous arrive de discuter beaucoup plus longtemps pour des choses bien plus futiles.

Ce que j’attends des élus au Conseil d’Etat

A compter du 26 avril, lorsque les derniers résultats seront tombés, il appartiendra aux cinq élus de commencer à se mettre dans la peau de celle et de ceux qui devront conduire le canton durant quatre années.

En particulier, ils devront composer un gouvernement fort. Si je suis élu, je vais m’engager pour qu’il n’y ait plus d’homme fort, mais un collège composé de véritables personnalités qui ont toutes des buts communs, même si elles divergent sur des points mineurs.

Mes objectifs sont que :

  • les élèves soient au moins aussi bons que dans les autres cantons romands, pour qu’ils puissent trouver un travail et surtout le garder ;
  • la fiscalité ne soit pas rebutante ;
  • nous puissions garantir l’emploi (le taux de chômage est de 4.8%, en hausse, alors que celui de Suisse reste stable) ;
  • nous ayons un développement écologique intelligent et non dogmatique ;
  • la cassure Haut- Bas ne soit pas un frein aux réformes qui nous attendent ; il nous faudra faire preuve de sensibilité afin de donner une chance à toutes les parties de notre République et canton ;
  • nous existions au plan national de manière nettement plus efficace qu’aujourd’hui.

Voilà ce que j’attends et quelles sont les défis qui attendent le futur Conseil d’Etat. Ils sont ambitieux, mais réalisables.

Cordialement.

Claude Nicati
 
La douzième newsletter

La stratégie du second tour :

(publiée le 8 avril 2009) 

Vous savez déjà tout ou presque tout sur ce que sera la stratégie du second tour du PLR, les médias en ont parlé dans leur édition de ce mardi 7 avril 2009. A ce jour, ce que veulent ou plutôt ce que ne veulent pas nos adversaires politiques est largement décrit.

Permettez-moi cependant quelques précisions qui vont nous guider jusqu’au dimanche 26 avril :

  • le PLR est devenu le plus grand parti de notre canton ; il a donc de ce fait une responsabilité qu’il doit assumer pleinement ;
  • à la différence du parti socialiste et de l’UDC, il a gagné des sièges au Grand Conseil ;
  • à lui seul, il représente près de 27 % de l’électorat de ce canton ;
  • finalement, je vous le concède, les Verts ont eux aussi progressé au Grand Conseil.

Vous allez me dire que le seul fait d’être devenu le plus grand parti au Grand Conseil ne suffit pas pour prétendre assumer la majorité au Conseil d’Etat.

Nous aurions dû nous contenter de deux candidats au Conseil d’Etat et renoncer à une arrogance de mauvais aloi.

Peut-être.

Le peuple neuchâtelois a donné un signal clair en plaçant les candidats du PLR aux rangs 3, 4, 5, 6 et 7 des suffrages. Nous estimons que ce serait tricher la volonté populaire de ne pas en tenir compte. Le petit sondage de l’Express publié le 8 avril le confirme.

Nous aurions pu ne pas prendre de risques et entériner la désignation des candidats Frédéric Hainard et Claude Nicati. Ainsi nous aurions ouvert une voie royale au parti socialiste et à ses deux candidats.

Dans cette optique, la volonté populaire de voir élire Jean Studer et Gisèle Ory aurait été respectée.

Mais qu’advenait-il de la cinquième place ?

Fallait-il, sans broncher, laisser le PS choisir Mme Johanne Lebel Calame, 8ème et plus de mille trois cents voix derrière Roland Debély ? Je rappelle que celui-ci a très sportivement jeté l’éponge et admis sa défaite. Cette façon de faire aurait cependant permis au Val-de-Travers d’être représenté au gouvernement.

Fallait-il fermer les yeux et laisser aller M. Fernand Cuche, 11ème et plus de 2'264 voix derrière le même Roland Debély ? Je dis NON, clairement NON !

A l’unanimité, les délégués du PLR ont aussi dit NON !

Je lis dans l’article du journal LE TEMPS du mardi 27 avril que je pourrais perdre ma deuxième place au profit de Philippe Gnaegi et être le grand perdant de ce deuxième tour.

C’est vrai.

Mais je pars du principe que le Conseil d’Etat de demain aura besoin de personnalités fortes qui sauront gouverner sur des eaux agitées.

Si je ne suis pas capable de prendre ce risque pour :

  • défendre mes idéaux,
  • m’engager au profit de notre République et canton,
  • réaliser les objectifs que je me suis fixés,

alors effectivement je dois céder ma place à Philippe Gnaegi ou à Fernand Cuche.

« A vaincre sans péril on triomphe sans gloire ». Je ne veux pas la gloire, je veux un gouvernement composé des meilleurs pour le profit de notre population. 

Je souhaite un gouvernement élu par le peuple et respectueux de celui-ci. Lorsque certains ne comprennent pas le verdict des urnes, il n’est d’autre choix que de faire un second tour.

Vous aurez aisément compris que je crois en la force des trois candidats du PLR et à leur possibilité de collaborer intelligemment avec les deux futurs élus socialistes pour la conduite du gouvernement ces quatre prochaines années. Il ne s’agit pas de jouer les arrogants ou de mettre genou en terre, mais de former une équipe prête à retrousser les manches pour travailler ENSEMBLE.

« POUR FAIRE, IL FAUT FAIRE ! » mon slogan de campagne n’a jamais autant été d’actualité.

Cordialement.

Claude Nicati
 
La onzième newsletter

La onzième newsletter

(publié le 6 avril 2009)

 

Bravo au PLR ! 

Les résultats sont tombés : Jean Studer et Gisèle Ory sortent premier et deuxième de ce premier tour des élections cantonales.

C’était un peu attendu, et il nous appartient de leur tirer un coup de chapeau. Je le fais sans aucune retenue.

La surprise du jour est l’excellent score des cinq candidats PLR. A ma connaissance, mais je le dis sous votre autorité, c’est la première fois que le PLR place tous ses candidats de manière aussi compacte et surtout ceci juste derrière les deux candidats incontestés du PS.

Quels enseignements en tirer ?

  • tout d’abord et je l’ai dit tout au long de la campagne les colistiers du PLR étaient des personnalités de valeur et il faut remercier vivement l’électorat qui lui a fait confiance ;
  • la fusion du PLR que certains voyait comme un handicap a bien fonctionné et les sensibilités différentes entre les candidats ont été perçues par la population comme une richesse plutôt que comme un appauvrissement de la droite ;
  • le haut et le bas du canton, les ex-radicaux et ex-libéraux sont eux aussi bien représentés avec les quatre premiers, soit Jean-Studer, Gisèle Ory, Frédéric Hainard et moi-même ; ceci est prometteur pour la suite. 

En bref, la seule question qui reste d’actualité est ce qu’il adviendra du cinquième siège. Les scénarios suivants sont possibles :

·        le PLR présente trois candidats, soit MM. Hainard, Nicati et Gnaegi dans l’ordre ;

·        le PLR présente deux candidats et s’allie avec l’UDC, mais le score du candidat Storrer et de l’UDC au Grand Conseil laisse perplexe ;

·        le cinquième siège revient à la gauche, que ce soit par un représentant du PS ou des Verts, mais la sanction populaire infligée à M. Cuche ne lui donne que peu de légitimité et le deuxième parti du canton, le PS avec ses 35 sièges au Grand Conseil, n’est pas véritablement légitimé a être seul aux commandes de la République et canton de Neuchâtel.

Il appartient au comité du PLR et à son assemblée générale de ce soir de se prononcer. Je suis confiant, le PLR a retrouvé une allure de vainqueur et cela est prometteur pour les quatre prochaines années.

La stratégie définie sera le sujet de ma douzième newsletter qui sera rédigée demain mardi.

 

Cordialement.

 Claude Nicati
 
La dixième newsletter

Le couteau, arme du crime n° 1 en Suisse / article paru dans le journal LE MATIN du dimanche 29 mars 2009

 

(newsletter publiée le 29 mars 2009)

 

Sur une pleine page, le journaliste du MATIN DIMANCHE Julian Pidoux évoque le fait que les armes blanches blessent neuf fois plus et tuent deux fois plus que les armes à feux en Suisse. En Suisse romande, 15 personnes en ont été les victimes en quatre mois.

Les forces de l’ordre interrogées disent intervenir de plus en plus dans des situations où des armes blanches sont  impliquées. Un médecin pratiquant aux urgences du CHUV a lui le sentiment « que les blessures au couteau sont plus nombreuses au fil des ans ».

Ce constat est grave et les autorités politiques ne doivent pas le sous-estimer.

Il s’agit bien sûr aussi d’un problème pour la police et la justice mais également d’un problème de société, d’éducation. Je n’oublie pas non plus celui de la sécurité à l’école.

Ceci n’est pas le propos de cette dixième newsletter. Dans le corps de l’article, le professeur en criminologie Martin Killias, est invité, en qualité d’expert, à se prononcer et voici ce que nous lisons :

« Le criminologue Martin Killias est toutefois convaincu  qu’il existe des solutions efficaces pour remédier au problème. Il est notamment favorable à ce que les policiers recherchent systématiquement si une personne possède une arme blanche lors d’un contrôle. Et ce, qu’elle qu’en soit la raison. C’est la mesure qui, à titre expérimentale, a été prise dans certaines villes américaines, avec un succès considérable. […] Martin Killias imagine même que si un couteau est découvert, il faut procéder à l’arrestation immédiate et jusqu’au lendemain de tout porteur d’une arme sans autorisation ».

Plus loin dans l’article certaines personnes tempèrent les propos de ce bouillant criminologue.

Ma réaction :

Le prof. Killias enseigne aux Universités de Lausanne et de Zurich en qualité de professeur de droit pénal et de criminologie. Il est l’auteur de nombreuses parutions juridiques.

Le problème de la violence et de l’augmentation des porteurs d’armes blanches est beaucoup trop sérieux pour se permettre le genre de réflexions citées ci-dessus.

Le fait d’être porteur d’un couteau ne constitue pas (encore ?) en droit suisse une infraction de droit pénal. Pour interpeller une personne et la placer en cellule de garde à vue puis éventuellement en détention préventive ensuite, il faut qu’elle soit soupçonnée d’avoir commis une infraction grave et que la détention soit justifiée par un certain nombre de critères, par exemple la fuite, la collusion, soit le fait de nuire à l’enquête, ou encore, dans certains cantons, par le risque de récidive.

Juste une question : à supposer qu’un jeune soit porteur d’un couteau, ce qui n’est pas bien nous en convenons, quel est le délit commis et de quel droit la police pourrait-elle se prévaloir pour le placer en garde à vue ?

Le Prof. Killias dit aussi que la police devrait fouiller de manière systématique lors de contrôle afin de vérifier si la personne est porteuse d’une arme blanche.

La police n’a pas attendu cet expert pour savoir qu’elle doit fouiller une personne qu’elle emmène au poste. Par contre la fouille systématique sur rue, doit elle aussi répondre à des critères et celui dit communément de « sale gueule » n’en est pas un. Ce n’est pas ainsi que les forces de police pourront faire leur métier et elles le savent.

Nous avons critiqué à juste titre les américains car ils ont suite aux attentats du 11 septembre 2001, mis sur pied des lois d’exception (Patriot Act). Nous n’allons pas nous aussi faire ce genre de stupidités.

De la part d’une personne aussi érudite que le Prof Killias, j’aurais attendu qu’il propose une révision de la loi pénale permettant de créer les bases légales pour faire ce qu’il propose. Ainsi nous aurions eu une véritable réaction scientifique à un vrai problème de société. Tout le reste n’est que du vent.

Ce qui me chagrine est le fait ces propos « d’expert » seront peut-être retenus par certains pour LA solution à ce problème.

Même si je suis candidat au Conseil d’Etat de ce canton, je n’oublie pas que je suis procureur et que la première tâche d’un magistrat de l’ordre judiciaire est de faire respecter la loi, même au profit de ceux qui sont porteurs d’un couteau. 

 

PLUS QU’UNE PETITE SEMAINE POUR ALLER VOTER, NE LAISSEZ PAS PASSER LA CHANCE DE VOUS EXPRIMER DANS L’URNE !
 

Cordialement.

Claude Nicati

 
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